Les propositions de Nicolas Sarkozy pour une France forte
1. Rendre la parole aux Français, en sollicitant leur avis par référendum quand ce sera nécessaire pour surmonter les blocages.
2. Réduire le nombre de parlementaires et réserver un certain nombre de sièges à la proportionnelle aux élections législatives, pour que tous les grands courants de notre
vie politique soient représentés au parlement.
3. Revenir à l’équilibre de nos comptes publics dès 2016, en associant les grandes collectivités locales à l’effort de réduction de la dépense.
4. Alléger les charges patronales qui pèsent sur le travail de 14 millions de salariés, notamment dans l’industrie et l’agriculture.
5. Donner aux entreprises la possibilité de conclure, avec les représentants des salariés, des accords sur le temps de travail et l’emploi, pour leur permettre de faire plus facilement face à des baisses ou à des pics d’activité.
6. Augmenter le salaire net des 7 millions de salariés qui gagnent entre 1000 et 1400 euros nets, notamment grâce l’intégration à leur fiche de paie de la prime pour l’emploi : permettre ainsi une revalorisation de 840 euros nets par an au niveau du Smic.
7. Rendre obligatoire pour les bénéficiaires du RSA d’effectuer 7 heures d’activité d’intérêt général par semaine.
8. Instaurer un droit à la formation pour tous les chômeurs et l’obligation pour eux d’accepter un emploi qui correspondra à la qualification qu’ils auront acquise.
9. Généraliser l’alternance en dernière année de baccalauréat professionnel et de CAP, année au cours de laquelle les élèves passeront 50 % de leur temps en entreprise.
10. Exonérer de charges patronales l’embauche des personnes de plus de 55 ans.
11. Compenser toute création d’une norme par la suppression de deux normes anciennes.
12. Exiger la réciprocité dans les échanges commerciaux entre l’Europe et le reste du monde. Si les négociations n’ont pas abouti d’ici un an, la France réservera ses marchés publics aux seules entreprises européennes, jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé.
13. Réserver une partie des commandes publiques aux PME européennes, comme le font les Etats-Unis pour leurs propres PME.
14. Instaurer un impôt sur les exilés fiscaux français, qui s’installent à l’étranger exclusivement pour des raisons fiscales.
15. Créer un impôt minimal sur les grands groupes, assis dans un premier temps sur le chiffre d’affaires mondial.
16. Payer les retraites le 1er du mois au lieu du 8, pour que les retraités ne soient plus pénalisés par ce décalage.
17. Ne plus accepter qu’un seul enfant rentre au collège sans savoir lire, écrire et compter, en prenant systématiquement en charge les élèves de maternelle ou de CP en grande difficulté.
18. Au collège, accroître la présence des professeurs en dehors des heures de cours pour soutenir les élèves qui en ont besoin, en contrepartie d’une augmentation de leur rémunération.
19. Créer une « banque de la jeunesse » qui se portera caution pour les jeunes et leur permettra de financer leurs études ou un projet de création d’entreprise.
20. Accroître de 30 % dans les trois prochaines années les droits à construire pour augmenter l’offre de logements et faire ainsi baisser les prix.
21. Diviser par deux sur cinq ans les droits de mutation sur les résidences principales.
22. Réduire de moitié l’immigration.
23. Conditionner le regroupement familial à la connaissance préalable de la langue française et des valeurs de la République.
24. Exiger de l’Europe un meilleur contrôle de ses frontières. Si dans un an la situation n’est pas réglée, la France rétablira des contrôles ciblés à ses frontières.
25. Réformer en profondeur la justice des mineurs pour endiguer la montée de la délinquance des moins de 18 ans.
26. Donner aux victimes le droit de faire appel des décisions des cours d’assises et des tribunaux correctionnels, ainsi que des décisions de remise en liberté.
27. Engager la réforme de la dépendance à partir de 2013, année où le déficit passera sous la barre des 3 % du PIB.
28. Créer 200 000 places de garde d’enfants supplémentaires.
29. Renforcer l’accueil des étudiants handicapés au lycée et dans les universités.
30. Achever la rénovation urbaine en lançant un second plan de rénovation de 18 milliards €.
31. Créer 750 maisons de santé pluridisciplinaires supplémentaires pour lutter contre les déserts médicaux.
32. Confirmer le choix du nucléaire, énergie qui émet le moins de gaz à effet de serre, pour ne pas augmenter le prix de la facture d’électricité, tout en poursuivant le développement des énergies renouvelables.
« Le peuple de France a rendez-vous avec l’histoire. Il sait que son avenir est en jeu ». C’est sur ces mots que Nicolas Sarkozy a débuté son discours, ce vendredi 6 avril, au zénith de Caen dans le Calvados.
Evoquant les socialistes qui « se répartissaient déjà les postes » avant qu’il ne rentre en campagne, Nicolas Sarkozy a dépeint aujourd’hui la campagne du côté socialiste : « Ça leur fait tout drôle. Je suis de retour. Ils pensaient avec leur primaire qu’il fallait débattre entre eux, se convaincre entre eux. Tout allait bien dans le meilleur des mondes ». Mais « le peuple de France a dit « Non » ! » a clamé Nicolas Sarkozy sous les acclamations des sympathisants. « Je ne suis pas venu parler à la droite, je ne suis pas venu parler à la gauche ni au centre, je suis venu parler au peuple de France dans sa diversité ».
Il ne reste que 16 jours pour convaincre et imposer le débat, a souligné le candidat qui revendique de mener une campagne « de vérité ».
Construction d’une nouvelle Europe, invention d’un nouveau modèle de croissance, révolution numérique, transition énergétique, refondation de notre pacte social, de notre République, moralisation du capitalisme financier, réforme de la dépendance : « Peu de générations dans l’Histoire se sont trouvées confrontées à des défis aussi immenses. A ceux-ci s’ajoute l’impératif absolu de revenir à l’équilibre de nos finances publiques en 2016. »
Et ce sont des réponses que Nicolas Sarkozy est venu apporter : « je ne mentirai pas aux Français. Je regarde en face la réalité du monde, je regarde en face la réalité de notre pays. Aux problèmes du XXIe siècle, je veux apporter des solutions du XXIe siècle. »
Outre-mer : Nicolas Sarkozy annonce des mesures « sans précédent » pour stimuler l’économie
Ils étaient 14 000 réunionnais, ce mercredi 4 avril, venus écouter Nicolas Sarkozy, à Pierrefonds de la Réunion, pour une visite de campagne d'une journée, riche en propositions pour l’île, son développement, son avenir.
Après une rencontre avec des élus à Saint-Denis, et un long échange avec des habitants de la ville de Saint-Pierre organisé dans un café, Nicolas Sarkozy a donc tenu un grand meeting à Pierrefonds pour parler aux Réunionnais de leur avenir, de leurs attentes et de ses engagements pour y répondre.
La Réunion, un « modèle de respect et de tolérance »
Le Président de la République-candidat a d’abord rappelé combien la Réunion représentait un formidable modèle de métissage et de tolérance, de solidarité et de fraternité : « Vous donnez un exemple à toute la République à travers le lien social, culturel et religieux que vous avez été capables de construire entre toutes les différentes identités qui se sont retrouvées sur votre île », « un exemple pacifique où chaque différence fait la richesse de l’île ». La Réunion, « voilà l’exemple à suivre » a solennellement déclaré Nicolas Sarkozy, « vous avez su construire un modèle de respect et de tolérance, un trésor de paix ».
« La violence, les casseurs, la délinquance, je ne l’accepterai jamais ».
Près d’un mois après l’épisode de violence qui avait embrasé l’île, le Président de la République candidat est revenu sur ces événements. « La violence, les casseurs, la délinquance, je ne l’accepterai jamais. Pour personne et nulle part sur le territoire de la république ». « Je n’aurai aucune faiblesse à l’endroit de ce qui ajoute à la misère la violence. Cette violence, elle n’est pas compatible avec l’identité réunionnaise ».
Des mesures sans précédent contre le chômage et pour la compétitivité sans laquelle il n’y a pas d’avenir
Accusant le candidat socialiste de ne proposer comme programme pour l’Outre-mer que le maintien dans l’assistanat, Nicolas Sarkozy explique : « Quand on réserve à nos territoires ultramarins le sort que l’on réservait à la colonisation en les maintenant sous la férule de l’assistanat, c’est qu’on ne croit pas à nos territoires ultramarins ! »
Formulant la question que se pose chaque réunionnais aujourd’hui face à la vie chère - « j’aime mon île, et je me demande si mes enfants pourront continuer à vivre ici », Nicolas Sarkozy a tenu à apporter de vraies réponses. Loin de l’assistanat qu’il condamne, la clé reste la compétitivité pour Nicolas Sarkozy : « Sans compétitivité dans l’environnement régional qui est le vôtre, il n’y a pas d’avenir. La Réunion ne peut pas vivre sous perfusion ». « La solidarité est indispensable mais l’assistanat humilie d’abord et assassine ensuite ».
« J’ai une autre vision de la Réunion » a-t-il poursuivi. « Cette vision pour la Réunion n’a pas changé : je veux que l’on vous donne la chance du développement économique, que l’on vous fasse confiance et tenant compte d’un environnement qui n’est pas le même que la métropole ».
1ère proposition : la défiscalisation
Se donner la chance du développement économique pour Nicolas Sarkozy, c’est d’abord maintenir la défiscalisation « absolument centrale pour les ultramarins » : « je garantirai la défiscalisation pour les projets économiques d’Outre-mer ! » s’est ainsi engagé le candidat.
Si Nicolas Sarkozy est élu, le montant des dossiers de défiscalisation sera désormais porté à 3 millions d'euros, contre 1,5 million actuellement, des dossiers qui seront désormais instruits localement et non pas à Paris.
« Vos entreprises doivent être compétitives car ce sont vos entreprises qui créeront de l’emploi » a-t-il martelé.
2ème proposition : la suppression de toute charge sociale pendant trois ans sur chaque emploi offert à un jeune de moins de 25 ans sur le territoire de l’île.
C’est la deuxième promesse de Nicolas Sarkozy. S’il est élu, chaque entreprise qui créera un emploi quel que soit le secteur économique ne paiera pas un centime d’euros de charges sur cet emploi créé. Je ne connais pas de mesure plus puissante pour résoudre ce cancer qu’est le chômage sur l’ile. Aujourd’hui, 60% des jeunes entre 18 et 24 ans sont, en effet, au chômage sur l’île de la Réunion.
3ème proposition : l’exonération de toute charge sociale pour tout emploi créé dans l'un des cinq secteurs prioritaires retenus pour la zone franche globale créée à La Réunion
Autre engagement : tout emploi créé, quel que soit l'âge du recruté, dans l'un des cinq secteurs prioritaires retenus pour la zone franche globale créée à la suite des Etats généraux de l’Outre-mer sera exonéré de la totalité des charges sociales qui devaient être payées sur cet emploi créé : hôtellerie, tourisme, agroalimentaire, technologies de l'information et de la communication et énergies renouvelables. « Si demain un emploi est créé, l’entreprise ne paiera pas un centime de charge sociale » résume Nicolas Sarkozy.
Ces deux dernières mesures devraient coûter à l'Etat environ 140 millions d'euros par an.
4ème proposition : permettre un retour plus facile des fonctionnaires ultramarins en poste dans l’hexagone au « pays »
« Désormais pour les emplois de la fonction publique, la CAP sera une CAP de la Réunion, en plus de la CAP de la France. Les concours auront la même exigence mais le recrutement sera d’abord à la Réunion ». S’ils le souhaitent, les Réunionnais en métropole auront donc la possibilité de revenir sur l’île beaucoup plus facilement avec des mutations.
5ème proposition : la création d’un fonds dédié aux petites entreprises pour des prêts jusqu'à 20 000 euros
Parce qu’il n’est pas normal que les petites entreprises « trouvent toujours porte fermée dans le réseau bancaire », Nicolas Sarkozy propose la création d’un fonds dédié qui fera des prêts pour les petites entreprises jusqu'à 20 000 euros.
Lutter contre la vie chère
6ème proposition : le développement des productions endogènes
Refusant d’occulter les sujets difficiles, Nicolas Sarkozy a abordé la question des prix et du pouvoir d’achat des Outre-mer. « L’insularité créé des conditions de prix chers », c’est pourquoi « nous allons essayer de développer systématiquement les productions endogènes » pour réduire les importations : la filière de l’élevage, mais aussi les cultures - la canne, les légumes, les fruits - sous les applaudissements enthousiastes de l’assemblée.
« Je donnerai 6 mois à l’ensemble des grands distributeurs pour faire le point avec l’autorité de concurrence pour faire le point » a arrêté Nicolas Sarkozy.
Laisser aux réunionnais le choix de leur projet d’avenir
7ème proposition : Une aide massive de l’Etat dans le secteur d’avenir choisi
« Vous devez pouvoir vous mobiliser sur un ou deux projets plus grands que votre île, plus grand que vos rêves. » a clamé Nicolas Sarkozy. « Je demanderai à chaque territoire de travailler ensemble sur un projet d’avenir pour déterminer le secteur que vous souhaitez retenir et l’Etat investira puissamment sur ce secteur », a annoncé Nicolas Sarkozy en proposant par exemple le développement d’une université de médecine de dimension mondiale, un investissement dans un projet pour exploiter les ressources halieutiques ou dans l’énergie, et en réaffirmant que seuls les Réunionnais choisiront.
Pour clore son intervention devant les 14 000 réunionnais présents, Nicolas Sarkozy les a appelés à prendre conscience de l’importance de leur choix les 22 avril et 6 mai prochains : « La décision que vous allez prendre est d’une importance historique. Dans un monde totalement nouveau, est- ce que nous allons prendre le chemin qui a réussi partout dans le monde : le travail, l’effort, le mérite l’innovation, l’éducation pour être plus fort et compter ou est-ce que l’on va prendre l’autre chemin : celui de l’assistanat, le refus de l’effort, la négation du monde nouveau car, à ce moment-là, ce sera le déclin de la France ».
« Si vous voulez être protégés par la République française, alors il faut une France forte » a affirmé le Président candidat, avec l’assurance ferme de son expérience.
« Tenez compte d’une seule chose : ce que vous voulez pour notre pays et quelles sont nos valeurs. Je crois au travail, je crois à l’autorité, je crois à la responsabilité et à la solidarité. Je refuse l’égalitarisme, l’assistanat, le nivellement, je dis que la société n’est pas responsable de tout, que la pays n’est pas responsable de tout » a réaffirmé Nicolas Sarkozy.
« J’ai tout donné. Je me suis engagé comme jamais dans ma vie. J’ai donné à mon pays le meilleur de moi-même. Je n’ai pas compté, je l’ai fait avec mon cœur, mon âme, avec l’énergie dont je suis capable ». « J’ai vraiment besoin de vous, aidez-moi pour les cinq années qui viennent, pour proposer à la France et à la Réunion le projet qui fera de notre pays l’une des grandes Nations dans la monde ! » a conclu Nicolas Sarkozy au terme de son discours à ciel ouvert.
Dans un discours depuis le zénith de Nancy dédié « au peuple de France », Nicolas Sarkozy a défendu les réformes qu’il avait menées ces cinq dernières années pour protéger les Français, moderniser la France et lui permettre de répondre aux exigences du XXIème siècle. Taclant en creux les hésitations, esquives et revirements incessants du candidat socialiste, Nicolas Sarkozy a affirmé : « il faut du courage pour mener les réformes car quand on manque de courage alors ce sont les plus vulnérables qui doivent assumer et qui doivent payer. Et cela, je le refuse ! » a-t-il clamé sous les applaudissements de l’assemblée.
Réformes : « Je n’ai pas reculé car j’étais convaincu que c’était l’intérêt général ».
« Prendre des décisions, c’est difficile » a-t-il concédé notamment à propos de la réforme des retraites alors que nombre de Français avaient, à l’époque, exprimé leur mécontentement sur cette réforme dont tout le monde avoue aujourd’hui l’indispensabilité. Et « cette réforme a permis de sauver le régime de retraites par répartition » a affirmé le Président de la République candidat.
Continuant son intervention, il a soutenu : « nous devons continuer les réformes, l'immobilisme nous condamnerait ».
« Jamais je ne laisserai tomber la sidérurgie française »
« J’ai tenu mes engagements » a poursuivi Nicolas Sarkozy en multipliant les exemples de son engagement indéfectible en faveur de la sidérurgie en France et tout particulièrement en Lorraine : « j’ai sauvé Alstom, nous avons sauvé Lejaby, nous avons retrouvé du travail pour les salariés de Petroplus. Ma conviction c’est que la production d’acier est essentielle pour une grande économie comme la France. Jamais je ne laisserai tomber la sidérurgie française ! (…) Je me bats toujours ! Mon devoir, c’est de mettre mes tripes, mon énergie, ma volonté parce que derrière il y a des gens qui souffrent ! Je me suis battu dès la première minute de mon quinquennat parce que c’est mon tempérament, c’est l’idée que je me fais de mon devoir et parce que c’est cela que vous attendez du Président de la République ».
Immigration : agir maintenant car « le système s’embolise »
« Nous avons accueilli trop de monde en même temps sans se donner les moyens de faire fonctionner notre système d’intégration » a affirmé Nicolas Sarkozy. Il nous faut aujourd’hui conserver la maîtrise de nos flux migratoires. C’est la raison pour laquelle, en continuant dans la voie de l’immigration choisie, Nicolas Sarkozy propose de diviser par deux le nombre d’étrangers acceptés sur le territoire français pour les cinq années à venir.
Education : des « conseils de soutien » pour les élèves en grande difficulté
Nicolas Sarkozy a également réitéré sa proposition, inspirée par Jean-Louis Borloo, de créer des « conseils de soutien » regroupant des spécialistes qui pourraient venir au secours des écoliers en très grande difficulté et de leurs parents.
« Je souhaite qu’on puisse avoir un crédit pour chacun de ces enfants, pour que pas un seul ne sorte de primaires sans maîtriser les fondamentaux : lecture, écriture et le calcul ».
Géorgie, Côte d’Ivoire, Libye : « La France est grande quand elle est à la hauteur de son histoire ».
Une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy a tenu à rendre hommage à l’armée française et aux jeunes soldats qui se battent pour nos valeurs et font entendre la voix de la France partout où les peuples sont menacés : « C'est la France fidèle à ses valeurs qui a protégé Benghazi. Vous devez être fiers de votre pays. Vous devez être fiers de la France ! Vous devez être fiers de l’armée française. » a insisté le Président de la République.
Hadopi : « Aujourd’hui, dans le monde entier, on s’inspire de ce que nous avons fait ».
Abordant en fin d’intervention la culture française et la question des droits d’auteur à travers la loi Hadopi, Nicolas Sarkozy a souligné que le droit d’auteur était une invention française « aussi importante que le droit de propriété ». Il a relevé que la France avait été à l’avant-garde dans cette lutte pour les artistes alors qu’« aujourd’hui, dans le monde entier, on s’inspire de ce que nous avons fait ».
C’est dans le Doubs que Nicolas Sarkozy a poursuivi sa journée avec un déplacement sur le thème de la santé. Au cours d’une visite à la maison médicale « Les Mercureaux » à Beure, puis à la pharmacie voisine où il a été accueilli par le député UMP Jacques Grosperrin, Nicolas Sarkozy a notamment rappelé sa proposition d’établir à proximité de chaque service d’urgence une maison de médecins de ville pour gérer les urgences du quotidien afin de désengorger et de soulager les services d’urgence des hôpitaux. Nicolas Sarkozy a fait de la santé l’une des priorités de son quinquennat : le budget des hôpitaux a augmenté de 15% et les effectifs de 6%.
Interrogé en marge du déplacement sur la sécurité, alors qu’il venait de rencontrer des Doubsiens dans un café à Pirey, le Président de la République candidat s'est félicité des 19 arrestations effectuées tôt ce vendredi matin dans les milieux islamistes radicaux : «Le message est clair, nous ne laisserons rien passer, notre devoir c'est d'assurer la protection des Français».
A la rencontre de la France forte du Doubs
Une réunion publique a clôturé cette journée de campagne dans le Doubs au Parc des Expositions Micropolis de Besançon.
« Chacun doit prendre des engagements, et expliquer où et comment il entend conduire la France (…) il faut assumer ses responsabilités, prendre des engagements et être capable de décider » a déclaré Nicolas Sarkozy.
« Cette campagne est une épreuve personnelle de vérité ou chaque Français doit se dire dans la situation de la France, du monde, de l’Europe, qui aura la force de conduire le pays et pour quoi faire » a-t-il ajouté.
« Faire des réformes, c’était mon devoir »
Le Président de la République candidat a longuement évoqué la crise économique mondiale qu’il avait due affronter durant son quinquennat : « Durant les cinq dernières années, nous avons dû traverser des crises d’une violence inouïe », rappelant ses engagements pris à Toulon en 2008 afin que pas un seul Français ne perde son épargne. « Imaginez ce qui se serait passé si nous avions laissé les banques faire faillite. Elles ne sont pas l’ennemi contrairement à ce que dit M. Hollande. Dans les banques, c’est l’argent de votre travail ». Il a fallu faire des réformes au bon moment et malgré tous les immobilismes, a expliqué le Président de la République. « Pas maintenant », « pas celle-là disaient les socialistes et les syndicats » a-t-il remémoré à l’assistance.
Poursuivant sur la réforme des retraites, Nicolas Sarkozy a rappelé : « Il y a eu 9 manifestations nationales et je n’ai pas reculé car j’estimais que c’était mon devoir ». « Je pensais que nous étions à un moment de vérité que nous ne pouvions plus esquiver, mentir. Je préfère la mauvaise humeur passagère à la colère de la France qui s’apercevrait qu’ils ont cotisé toute leur vie pour au final ne rien avoir ». « Cette décision était sociale, juste » a-t-il ajouté.
Pour Nicolas Sarkozy, les fruits de cette réforme sont là : « Nous sommes le seul pays d’Europe où les retraites ont été indexées chaque année. » « Aujourd’hui, je peux vous dire : notre système de retraite est en ordre. Vos retraites seront payées », condamnant les revirements de François Hollande sur le sujet.
« L’énergie nucléaire nous permet de payer 35% moins cher notre électricité que chez nos voisins »
Revenant sur la volonté du candidat socialiste de démanteler la filière nucléaire française, Nicolas Sarkozy a mis en valeur que le nucléaire était « un avantage qui permet à nos particuliers et nos entreprises de payer 35% moins cher notre électricité que chez nos voisins ». Lancé par le Général De Gaulle et perpétué pendant 60 ans par des gouvernements de droite comme de gauche, le nucléaire est aujourd’hui une filière d’excellence qui rassemble 400 000 emplois en France. Dans les deux septennats de François Mitterrand, « 40 réacteurs nucléaires ont été construits » a poursuivi Nicolas Sarkozy et aujourd’hui François Hollande « nous a vendu avec un accord électoral indigne avec Mme Joly. On sacrifie l’intérêt de la France, l’intérêt des ouvriers d’une filière pour mendier les quelques voix qui restent à Mme Joly et à ses alliés » a condamné le Président de la République candidat, se posant en défenseur de cette filière.
La laïcité au cœur de la République
En évoquant les valeurs qui fondent la République française, Nicolas Sarkozy a rappelé la loi d’interdiction de la burqa, alors que « le groupe socialiste et M. Hollande a refusé d’assumer ses responsabilités et de participer au vote ». « Je ne recevrai pas de leçons de Martine Aubry qui a prévu des horaires différents dans les piscines pour les hommes et pour les femmes », a-t-il martelé, « nous ne voulons pas d’horaires séparés pour les femmes et les hommes, la République laïque, ce n’est pas cela ! »
Immigration : « Jamais je n’accepterai cette forme de pensée unique qui fait que des sujets ne doivent pas être évoqués ».
Appelant les Français à ne pas voter pour le Front national - « Ce vote est une impasse » « Voter pour le front national, c’est perdre sa voix et c’est la donner pour construire une politique qui ira dans le sens inverse de ce qu’il souhaite », le candidat a donné sa vision de l’immigration : celle d’une chance pour la France si elle est maîtrisée.
« L’immigration est une chance mais elle peut être aussi un gros problème lorsqu’elle n’est pas maîtrisée ». « Jamais je n’accepterai cette forme de pensée unique qui fait que des sujets ne doivent pas être évoqués ». Pour préserver notre système d’intégration et notre protection sociale, Nicolas Sarkozy a expliqué : « Je ne peux pas accepter une immigration qui viendrait pour des prestations sociales plus avantageuses ici qu’ailleurs ».
C’est la raison pour laquelle le candidat propose de diviser par deux le nombre d’étrangers acceptés sur le territoire français pour les cinq années à venir. Nicolas Sarkozy entend, par ailleurs, conditionner le droit au regroupement familial avec un travail, un logement décent, les obligations d’intégration comme l’engagement à apprendre le français.
« Ce qui est injuste, c’est l’assistanat, ce qui est juste, c’est la solidarité ».
Rémunérations extravagantes de grands patrons comme assistanat : « les deux sont injustes » a martelé Nicolas Sarkozy. « Cela choque les Français quand quelqu’un qui n’a jamais travaillé et jamais cotisé gagne d’avantage que celui qui a travaillé et cotisé toute sa vie. » Chaque Français a des droits mais il a aussi des devoirs, selon Nicolas Sarkozy et ce dernier entend que chacun les assume. « Ce qui est injuste, c’est l’assistanat, ce qui est juste, c’est la solidarité ».
Nicolas Sarkozy est également revenu sur sa volonté de proposer que tout chômeur qui n’a aucune perspective sérieuse de retrouver un emploi, obtienne une formation qualifiante correspondant aux besoins de l’économie et qu’au terme de cette formation, il ait l’obligation d’accepter une offre d’emploi correspondant à celle-ci. Si les partenaires sociaux ne parvenaient pas à s’accorder et que les obstacles catégoriels s'avéraient trop puissants, a-t-il complété, Nicolas Sarkozy entend s’adresser directement aux Français par le référendum pour qu'ils donnent leur opinion.
Ecole : « Le laxisme, ce n’est rien d’autre que de l’abandon. C’est celui qui fait preuve d’autorité qui éduque »
Une nouvelle fois, le Président de la République candidat s’est prononcé pour « une école de l’exigence, de l’autorité, du respect et de la politesse », insistant fermement sur ces valeurs qu’il met au cœur de son projet éducatif. « Le laxisme, ce n’est rien d’autre que de l’abandon. C’est celui qui fait preuve d’autorité qui éduque ».
Nicolas Sarkozy propose ainsi que les professeurs restent plus longtemps dans les établissements grâce à un bureau qui leur serait dédié, à la disposition de leurs élèves pour les épauler s’ils en ont besoin, mieux les connaître et rencontrer les parents. De la même manière, le Président de la République propose que tout enseignant qui voudra travailler plus puisse le faire avec 26 heures de présence par semaine dans l’établissement au lieu de 18 heures de cours actuellement, avec, en contrepartie, une augmentation de 25 % de son traitement, soit près de 500 € net par mois.
« Je suis rentré en campagne avec toute la passion dont je suis capable »
Condamnant la récente déclaration du candidat socialiste « Je suis le prochain Président » en Une d’un quotidien, Nicolas Sarkozy a répondu « Ce ne sont plus les Français qui décident ». Selon lui, l’élection présidentielle n’est pas jouée contrairement à ce que pensaient les socialistes : « Ils discutaient entre eux, en famille. Les sondages leur promettaient une réussite extraordinaire. Ils m’avaient oublié, c’était fini ! Ils avaient fait un petit club : le petit club des socialistes heureux ».
Parler au peuple français, voilà ce que fais Nicolas Sarkozy depuis le début de la campagne : « Je suis rentré en campagne avec la passion dont je suis capable. Je n’ai jamais été pessimiste et je n’ai jamais été optimiste car je sais trop que le peuple de France est un peuple libre, frondeur. Vous, mes amis, vous voulez choisir et décider par vous-mêmes ! Vous êtes en train d’écrire la plus formidable histoire de la vie politique récente, l’histoire d’une majorité silencieuse qui ne veut pas se laisser faire, qui ne veut pas qu’on lui impose un choix qui n’était pas le sien. C’est vous qui allez faire cette élection ! Française, Français, j’ai besoin de vous, de votre passion, de votre engagement, si vous vous engagés, alors oui, le 6 mai, ce sera le moment de la décision et du choix ! »